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Les baisses de sucre

Qu’est-ce que le glucagon, quand est-il nécessaire ?

· 3 min

Deux mains tendues l’une vers l’autre sur un fond blanc uni ; l’une vient du bas, la paume ouverte, l’autre tend un doigt depuis le haut, aucun visage visible.

Le glucagon est l’hormone du pancréas qui fait l’inverse de l’insuline : il ouvre la réserve du foie, qui verse alors du glucose dans le sang. En médicament, il sert aux baisses graves, quand la personne ne peut pas se rétablir seule. Le point clé : ce n’est pas elle qui l’applique, mais quelqu’un à côté.

Le corps a sa propre hormone contre la baisse : le glucagon. Dès que la glycémie descend, les cellules alpha du pancréas le libèrent ; l’hormone gagne le foie et y transforme en glucose le glycogène stocké. Le foie ne s’arrête pas là : il fabrique aussi du glucose neuf, à partir de zéro. Si l’insuline installe le glucose dans les cellules, le glucagon le sort de la réserve et le rend à la circulation.

Le glucagon en médicament refait de l’extérieur ce que le corps fait seul. Le cas est étroit et net : la personne ne peut pas être réveillée, répondre aux questions ou avaler. Le sucre dans la bouche ne sert alors à rien ; sans réflexe de déglutition, il risque de passer dans les voies respiratoires. Le glucagon n’a pas besoin d’être avalé : il n’est pas absorbé par l’estomac, mais par le muscle, sous la peau ou par la fine membrane du nez.

QuestionGlucides par la boucheGlucagon
Pour quiPersonne éveillée, capable d’avalerPersonne qui ne peut ni avaler ni être réveillée
Qui le donneLa personne elle-mêmeQuelqu’un d’autre à côté
D’où vient le glucoseDe l’extérieur, par la digestionDe la propre réserve du foie
EnsuiteNouvelle mesureAide médicale ; des glucides une fois rétablie

Deux formes sont courantes aujourd’hui. L’une passe par l’aiguille. Autrefois, la poudre et le liquide restaient séparés dans la boîte, et celui qui appliquait devait les mélanger ; dans la précipitation, cette étape échouait souvent. Les stylos prêts à l’emploi et les seringues préremplies ont totalement supprimé cette étape de mélange. L’autre est une poudre envoyée dans le nez ; pas besoin de respirer, elle traverse seule la membrane du nez. Les standards de soins de l’ADA mettent en avant les formes prêtes, pour la facilité d’usage.

La vraie question, c’est qui saura. Une baisse grave se définit déjà ainsi : la personne ne peut pas se rétablir seule, il lui faut la main d’un autre. L’ADA demande donc de prescrire du glucagon à toute personne sous insuline ou à haut risque de baisse, et d’apprendre aux proches où est la boîte et comment elle s’emploie. La maisonnée, le colocataire, le voisin de bureau, le personnel de l’école, celui qui voyage à côté. Si personne ne reconnaît la boîte dans le sac, c’est comme si elle n’était pas là.

La première limite du glucagon, c’est la réserve. Quand le glycogène du foie baisse, l’effet faiblit ; un long jeûne, l’alcool et la maladie du foie y mènent. Et qu’est-ce qui montre que la réserve n’a pas suffi ? Ce que l’on attend, dans les quinze minutes qui suivent : les yeux qui s’ouvrent, la voix qui revient, le regard qui se reprend. Si cela n’arrive pas, le glucagon n’a pas fermé le tableau ; les sources y placent le moment de demander une aide médicale sans délai.

La seconde limite est le temps. La glycémie monte un moment, puis recommence à descendre. Le signe : après le rétablissement, la sueur, le tremblement et le brouillard mental reviennent. Les sources parlent donc de revenir aux glucides dès que la personne peut avaler. Les nausées et les vomissements sont des effets secondaires fréquents ; les supports de formation expliquent donc comment coucher la personne sur le côté.

La personne peut-elle s’appliquer le glucagon elle-même ?
Dans une baisse légère, pas besoin ; dans une baisse grave, la personne ne peut déjà plus agir seule. C’est la définition. L’essentiel est donc que les proches reconnaissent la boîte.
Existe-t-il une forme sans aiguille ?
Oui, la poudre envoyée dans le nez. La poudre est absorbée par la membrane humide du nez, sans qu’il faille respirer. Les sources l’expliquent ainsi : une personne sans formation l’applique plus facilement.
Le glucagon marche-t-il dans toute baisse ?
Son effet tient à la réserve du foie. Pendant un long jeûne et après l’alcool, la réserve baisse, la réponse reste faible. Rien ne le mesure ; l’indicateur, c’est la personne elle-même. Si elle ne se réveille pas, aucune réponse n’est venue : le glucagon n’a pas fini le travail.

Sources

  1. American Diabetes Association Professional Practice Committee. 6. Glycemic Goals, Hypoglycemia, and Hyperglycemic Crises: Standards of Care in Diabetes—2026. Diabetes Care. 2026;49(Supplement_1):S132–S149. doi:10.2337/dc26-S006
  2. Morris CH, Baker J. Glucagon. In: StatPearls. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2025. (Last updated: 6 February 2025.)
  3. Rix I, Nexøe-Larsen C, Bergmann NC, Lund A, Knop FK. Glucagon Physiology. In: Feingold KR, Anawalt B, Blackman MR, et al., editors. Endotext. South Dartmouth (MA): MDText.com, Inc.; 2019.
  4. La Sala L, Pontiroli AE. New Fast Acting Glucagon for Recovery from Hypoglycemia, a Life-Threatening Situation: Nasal Powder and Injected Stable Solutions. International Journal of Molecular Sciences. 2021;22(19):10643. doi:10.3390/ijms221910643
  5. Türkiye Endokrinoloji ve Metabolizma Derneği (TEMD). Diabetes Mellitus ve Komplikasyonlarının Tanı, Tedavi ve İzlem Kılavuzu-2026. 17. Baskı. TEMD; 2026. ISBN 978-625-99759-8-6

Ce texte est purement informatif ; ce n’est ni un diagnostic, ni un traitement, ni une recommandation de dose. Les décisions sur ton traitement, prends-les toujours avec ton médecin.

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